Les divergences d’opinions au sein du conseil municipal de Sherbrooke : sain et essentiel!

La Tribune a relaté vendredi matin une série d’échanges entre élus sur les médias sociaux autour du budget 2015. À mon sens, ces échanges relèvent un problème de fonctionnement évident entre le maire et des collègues du conseil municipal.

Je vous présente en image la réponse de notre maire dans la page Facebook de la conseillère municipale Hélène Dauphinais.

 

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Les projets sont présentés au conseil municipal et nous avons – plus souvent qu’autrement – la perception qu’ils sont décidés d’avance. Oui, nous pouvons émettre des suggestions et/ou des commentaires, mais peu d’entre-eux sont considérés et pris en compte pour bonifier les projets. Puisque nous sommes des représentants de la population et que les citoyens ne sont pas en mesure de voir concrètement nos interventions dans les projets soumis au conseil – et qu’ils ne voient que le résultat de notre vote – nous nous devons donc de leur expliquer les tenants et aboutissants de nos réflexions… et les médias sociaux et le web sont des véhicules privilégiés pour nous faire entendre de nos répondants! C’est à eux de juger.

Les membres du parti Renouveau sherbrookois s’indignent sur les propos dissidents des conseillers indépendants. En une semaine seulement, en plus du maire, trois membres du parti Renouveau sherbrookois demandent aux conseillers indépendants de penser comme eux ou de se taire. Est-ce que la loi du silence doit régner à l’hôtel de ville?

M. Serge Paquin, membre du Renouveau sherbrookois, n’a pas semblé apprécier les propos de mon collègue Julien Lachance. Ce dernier avait clairement expliqué sa position sur le budget Sévigny. M. Paquin a malheureusement fermé la porte à sa vision.

Mme Danielle Berthold, membre du Renouveau sherbrookois, a déclaré dans son mot de la fin que deux des quatre conseillers dissidents du budget ont pris cette décision pour gagner du capital politique. Si vous avez manqué l’article dans le journal La Tribune, vous le trouverez ici.

Finalement, M. Bruno Vachon, membre du Renouveau sherbrookois, a entamé sa prise de position sur le budget en disant : c’est sexy d’être contre le projet du toit de la place Nikkitotek.

Dans le cas présent, je me sens davantage responsable que « sexy » pour reprendre l’expression de M. Vachon. En fait, j’aurais préféré que plusieurs conseillers soient plus « sexy » lundi soir dernier. À ce propos, ma réflexion sur le dossier du toit de la place Nikkitotek est ici.

En démocratie, il est souhaitable et sain d’avoir des visions divergentes et de faire de la place à des débats d’idées! Pourtant, les membres du Renouveau sherbrookois semblent difficilement accepter les visions contraires et ferment ainsi la porte à des débats porteurs.

Il est à se demander si les partis politiques au municipal ne briment pas le travail d’équipe et la collaboration de tous les élus… Cette semaine, je dois avouer que les derniers événements m’amènent à penser que la présence du Renouveau sherbrookois à l’hôtel de ville fait tout le contraire.

Le travail d’équipe en politique réaliste ou pas? Peut-être que je trouverai la réponse en 2015…